Programme élections communales 2017

1. Une ville qui mérite qu’on y habite et qu’on y vive

Certes, une montée des prix de l’espace habitable est une bonne nouvelle pour ceux qui possèdent déjà ou héritent d’un logement. Cependant une telle montée est problème pour ceux qui sont encore à la recherche d’un logement.

Par conséquent, nous devons trouver des solutions qui étoffe l’offre de logements afin de stabiliser les prix et aident les gens à bas revenus de trouver un toit sur la tête. Cela est faisable en augmentant l’offre de logements locatifs à prix raisonnable.

En plus du simple espace habitable, nous souhaitons une ville qui vaut qu’on y vive, où l’on n’est pas obligé d’acheter ses vivres dans des magasins en périphérie « parmi les betteraves », où les enfants peuvent encore oser jouer sur la rue de leur quartier, et où toutes les classes d’âge peuvent trouver une offre d’activités de divertissement.

Fonder une société communale de construction de logements

La Ville de Luxembourg doit assumer davantage de responsabilité pour la construction de nouveaux logements sur son territoire, et ceci via un établissement communal qui s’occupe de la construction, de l’entretien et de la mise à disposition locative de logements communaux. Ces logements devront toujours représenter un mélange de 3 catégories de prix afin d’éviter une ségrégation par couches sociales. Nous pourrons nous inspirer du bon exemple de Vienne (Autriche) où ce modèle fonctionne avec succès depuis des décennies déjà.

Investir 20% de nos réserves financières dans la construction de nos logements

En 2015, notre ville possédait encore presque 500 millions d’Euro de réserve. Nous souhaitons mobiliser ces fonds afin de les investir par tranche dans la construction de logements. C’est surtout en ces temps où le pouvoir public se porte bien financièrement que la Ville doit redoubler d’effort pour investir dans le futur. Si ces moyens sont investis dans des logements locatifs, ils ne sont pas perdus, mais bien investis! Et ceci aussi bien sur le point de vue social que financier.

Couvrir nos réserves de terrains constructibles communaux de logements sociaux locatifs

C’est aux endroits où notre ville dispose de réserves de terrains constructibles en sa possession propre que nous devrions donner priorité à la construction de logements locatifs. De cette manière nous pourrons valoriser ces réserves, et notre ville donnerait le bon exemple. En effet, des augmentations d’impôts pour terrains constructibles vacants « passent » mieux après que la ville elle-même a valorisé ces propres terrains constructibles vacants.

Augmenter le « taux d’habitation » minimal

Dans le cadre des PAPs (Plans d’aménagement particuliers) la Ville peut exiger un taux minimal de surfaces habitables. Nous revendiquons de fixer ce minimum d’office à 50% pour les nouveaux quartiers (Cloche d’Or, etc.). Dans les quartiers existants, ce minimum sera augmenté progressivement à chaque changement des PAPs (aussi bien que cela sera compatible avec la loi).

Réaliser le quartier « Porte de Hollerich » à l’aide de fonds publics

La société municipale de construction de logements à créer pourrait, à l’aide de ses propres réserves, et à l’aide d’un investissement de la part du fonds de retraites (par exemple), réaliser le projet « Porte de Hollerich ». Ce projet serait ainsi réalisé entièrement avec des fonds publics. Ce projet prévoit plus de 500.000 m² de surface habitable brute, ce qui correspond à à peu près 5000 logements. Ce projet soulagerait énormément la pression sur le marché du logement. De plus, un projet public permet de garantir que chaque citoyen y a pour son compte, et que ni la mobilité douce, ni la présence d’espace verts ne seront négligés.

Un cadastre public des terrains vacants

Afin de faciliter aux constructeur de trouver des terrains disponibles à la construction, nous proposons la mise en place d’un cadastre public des terrains vacants. Cet outil montre à l’aide de trois couleurs l’état de chaque parcelle. Vert pour les terrains vacants dans la zone constructible du PAG pour lesquels aucune autorisation de construire n’a encore été demandé. Orange pour des terrains vacants constructibles pour lesquels un projet a déjà été soumis. Rouge pour des terrains ou les travaux de construction ont déjà commencé, ou qui sont en dehors de la zone constructible.

Les constructeurs potentiels pourront directement demander via ce cadastre qui sont les propriétaires, tout comme c’est déjà le cas pour le cadastre national.

Une liste publique de tous les logements pour lesquels aucun
habitant n’est enregistré

Actuellement, il est impossible de dire quels logements ont été reconvertis en bureaux (en violation du PAG ou PAP), et il est donc impossible de dénoncer des éventuels abus (sauf pour les gens qui travaillent dans le service compétent). C’est pourquoi nous revendiquons que tout habitation qui, selon le PAG ou le PAP ne devrait pas être utilisée comme bureau, et pour laquelle aucun habitant n’est enregistré soit publiée. Cette liste permettrait aussi bien de découvrir les logements qui pourraient être loués que de contrôler quel logements auraient été détournés de leur objectif planifié.

Un « shared space » pour tous les quartiers

La vie dans un quartier fonctionne parce que l’on peut se rencontrer, entreprendre quelque chose ensemble, et qu’on sait s’y rendre. C’est pourquoi nous revendiquons que chaque quartier recevra une place centrale où nous essaierons d’offrir aussi bien des services municipaux que des activités pour les habitants. Nous proposons de la structure en tant que « shared space », de manière à ce qu’elle soit accessible, et que les voitures n’aient pas la priorité exclusive.

Garantir la disponibilité de services de proximité pour chacun

Dans les quartiers où les services de proximité ne sont pas assurés par le secteur privé, la Ville mettra a disposition dans ses propres bâtiments des bureaux et des surfaces pour assurer aussi bien des services médicaux que des commerces de proximité.

Créer des emplois locaux pour les habitants

Afin de réduire la circulation automobile que d’améliorer la qualité de vie des quartiers, et de créer des emplois, nous revendiquons que les outils PAG et PAP seront utilisés pour créer des emplois locaux dans chaque quartier. Aux endroits où la commune dispose de ses propres immeubles (ou en fait construire), nous envisagerons dans quelle mesure il serait possible de mettre à disposition le rez-de-chaussé pour de tels projets

Un meilleur équilibre entre habiter et travailler

Pendant 50 ans, dans la plupart des quartiers, l’accent a été mis davantage sur les lieux de travail que sur les logements. On continue d’observer cette erreur de planification même au ban de Gasperich. Les pirates exigent donc que dans le futur, on veillera dans tous les quartiers à assurer un meilleur équilibre entre les lieux de travail et les logements, et ainsi de donner plus de poids au logement. L’époque des villes purement fonctionnelles de Le Corbusier est révolue.

Créer une métropole Luxembourg

Selon l’exemple des Stadtverband allemands, nous proposons que la Ville de Luxembourg fonde, conjointement avec les communes avoisinantes, une région métropolitaine. Le but sera de mieux coordonner la politique des transports et des constructions, et ainsi de promouvoir la mobilité douce

Des vrais pistes cyclable, qui soient plus que de simples lignes
sur la route

Plutôt que de tracer sur presque toutes les routes quelques lignes, et d’appeler les parties ainsi délimités piste cyclables, nous revendiquons des vraies pistes cyclables sur tout le territoire de la ville. Des mesures structurales sépareront ces pistes de la route où circulent les voitures (sauf dans les zones résidentielles ou piétonnes). Dans une première phase, ces mesures seront des pylônes, et plus tard ce seront des structures plus permanentes qui s’intégreront mieux dans le paysage urbain.

Tout quartier devra recevoir un plan des chemins piétons

Afin de faciliter aux habitants des quartiers les déplacements à pied (aussi bien au sein d’un quartier qu’entre quartiers), nous revendiquons l’établissement d’un « plan des chemins piétons ». Pendant son élaboration, celui-ci mettra en évidence d’éventuelles lacunes ou liens manquants. Les liens à pied entre quartiers différents seront possibles

Protéger les quartiers résidentiels contre la circulation de
transit

À l’étranger il est entre-temps d’usage que les quartiers résidentiels sont protégés par des mesures structurales contre la circulation de transit. La plupart de temps, il s’agit de bornes automatiques qui peuvent seulement être ouvertes par les habitants, des fournisseurs homologués ou des visiteurs. Nous proposons d’appliquer ces mesures à des quartiers résidentiels sauf ceux qui sont traversés par une route nationale (qui serait sous juridiction de l’État plutôt que de la commune)

Créer des espaces de stationnement dédiés aux fourgons

Afin d’éviter que pendant les fins de semaine et les nuits certains fourgons d’entrepreneurs occupent les parking résidentiels, nous proposons des espaces dédiés à ces fourgons en bord de communes. Ainsi les entrepreneurs pourront continuer de laisser leurs fourgons proche de leurs clients, sans pour autant occuper des espaces de stationnement dans les quartiers résidentiels. Ces parkings pourront fonctionner de manière similaire que c’est actuellement déjà le cas à Esch-sur-Alzette

Le boulevard Royal, zone sans voitures

Nous souhaitons établir un plan comment débarrasser le Boulevard Royal des voitures endéans 10 ans. Déjà le tramway va supprimer bon nombre de bandes de circulation sur le Boulevard Royal. Une extension de la zone piétonne jusqu’au Boulevard Royal est déjà prévue. Nous envisageons d’aller plus loin, et revendiquons un centre ville complètement sans voitures. Dans ce contexte, nous suivront l’exemple du succès d’une mesure similaire à Bruxelles, où le boulevard Anspach est piétonnier depuis 2015. À plus long terme, on pourrait étendre la zone piétonne jusqu’à la gare

Un service de livraison pour les achats

Afin de ne pas pénaliser les commerces par l’absence de voiture, nous revendiquons la mise en place d’un service de livraison qui collecte les achats d’un client et les achemine le jour même (ou le lendemain) chez lui, et ceci pour une somme modique de 5€ pour une limite de 30kg. Ce prix correspond à deux heures de parking à Luxembourg-Ville, et rendrait le shopping en ville encore plus confortable.

Réduction du nombre d’emplacements de stationnement par unité dans les PAPs

Afin de réduire les coûts de constructions des logements, nous revendiquons que lors de la construction de nouveaux quartiers, le nombre d’emplacements à construite obligatoirement par logement sera réduit.

Créer des emplacements de stationnement pour les services de soins à domicile

De plus en plus de personnes souhaitent continuer de vivre toujours plus longtemps dans leur propre espace accoutumé. Ceci entraîne une augmentation du besoins de services de soin à Domicile. Afin de rendre la tâche plus facile à ces services, et d’ainsi augmenter la qualité de vie des personnes âgées dans notre ville, nous revendiquons, qu’à l’avenir seront établis des emplacements de stationnement réservés à ces services (tout comme actuellement un certain nombre d’emplacements est réservé aux handicapés physiques)

Zone 30 près de chaque école et maison relais

Nous revendiquons la réduction de la vitesse maximale autorisée à 30 km/h près de chaque école et maison relais pendant les périodes scolaires. Ces règles seront appuyés par des mesures structures. Ceci contribue à la sécurité de chaque enfant, et peut être affiché par des panneaux variables selon l’heure de la journée.

Prévoir des emplacements de stationnement pour landaus et vélos dans les PAPs

Si un PAP prévoit des résidences, il devra prescrire conjointement avec ces résidences que des emplacements pour landaus et vélos seront prévus et réalisés au rez-de-chaussé, afin de faciliter la vie aux jeunes familles et aux cyclistes.

Réutiliser les réverbères comme chargeur de voiture
électrique

Afin de promouvoir l’électromobilité nous revendiquons que dans chaque quartier, entre 1 et 5 réverbères seront convertis en chargeur pour voitures électriques. Ceci facilitera le chargement de la voiture pour ceux qui ne disposent pas eux même d’un emplacement ou garage avec courant électrique, et pour les visiteurs

Rendre vélo et bus plus compatibles entre eux

Les bus municipaux sont souvent si plein que l’on ne peut pas emmener son vélo dans le bus. Afin de résoudre ce problème, nous proposons d’ajouter des supports sur l’arrière ou à l’avant pour accrocher 2 à 3 vélos. Ceci encouragerait davantage de personnes de combiner vélo et bus, et ainsi de laisser la voiture à la maison.

Bus sans billet

Les AVL (Autobus de la Ville de Luxembourg) sont financés à 90% par la collectivité, et le prix de vente des billets rapporte moins que le coût des contrôles. Aussi nous revendiquons qu’à l’avenir les bus (et le tramway) du système municipal fonctionneront sans billet, et qu’ainsi chacun puisse les utiliser de manière plus facile. Nous financeront ceci par une augmentation de la taxe de séjour, ainsi que par la suppression des système de paiement des AVL.

Davantage de garde d’enfants par la municipalité

Chez les familles où les deux parents travaillent, il est souvent difficile d’occuper les enfants pendant toute la journée. Nous avons donc besoin de davantage d’infrastructures pour maisons relais, et nous revendiquons dans ce cadre la mise en place d’un service municipale d’aide aux devoirs à domicile.

Convertir les quartiers résidentiels en shared space

Afin d’encore mieux séparer les quartier résidentiels de la circulation de transit, nous proposons d’abolir progressivement les trottoirs des quartiers et de transformer les quartiers en vrai « shared spaces » où tous les utilisateurs se partagent la surface. Ceci revalorisera nos quartiers visuellement, et facilitera le cyclisme, les promenades avec landau et d’autres activités

Paiement numérique du stationnement

Dans les quartiers, le payement du stationnement est souvent seulement possible en espèce par pièces. La seule alternative disponible est le système call2park qui nécessite cependant l’impression préalable d’une note Call2Park à fixer au pare-brise. Nous revendiquons qu’à l’avenir il soit possible de payer chaque emplacement de manière numérique à tout moment. Ceci pourra par exemple être réalisé par l’enregistrement d’un numéro de carte de crédit ou d’un compte bancaire dans un « app« , sur un site Web, ou similaire. Lors du stationnement, on aura tout juste besoin d’envoyer secteur et numéro d’immatriculation par SMS. Les contrôleurs de stationnement vérifieraient alors juste la présence du numéro d’immatriculation dans le système, et n’auraient plus besoin de vérifier la présence d’un ticket derrière le
pare-brise.

Pareillement, il faudrait garantir que dans les parkings sous-terrains tous les moyens de payements soient disponibles à tout moment. En effet, pas tout le monde à nécessairement toujours suffisamment de pièces ou de billets de 5 Euros sur lui.

Davantage de collectes à domicile, plutôt que des containers

Souvent, le respect pour l’environnement est le pire autour des container de verre et de papier. Aussi nous revendiquons une collecte d’ordures à domicile soit faite dans davantage de quartiers, plutôt que d’obliger les gens à se rendre à un container. En combinaison avec des poubelles « intelligentes » qui appelleraient une collecte seulement si celle-ci est nécessaire, ceci contribuerait à une amélioration l’esthétique des quartiers, ainsi qu’à une simplification de la vie de beaucoup de ménages

Introduire des containers sous-terrains

Là où les collectes à domicile ne sont pas réalisables, du moins à court terme, le partir pirate revendique la mise en place de containers sous-terrains au lieu des containers actuels. Ceci résoudrait aussi une partie des problèmes, et serait une solution à court et moyen terme en attendant la mise en place d’une collecte par poubelle « intelligente » couvrant le territoire entier de la ville.

Davantage de sécurité par plus de « présence »

Au lieu de miser sur une surveillance inutile par caméra, qui déplace la criminalité dans les zones résidentielles plutôt que de la combattre efficacement, nous revendiquons que la Ville de Luxembourg mise davantage sur la présence de la police et d’agents municipaux afin de maîtriser la criminalité et les infractions réglementaires

Abolir Visupol

Selon le parti pirate, la surveillance par caméras a raté sa cible, et a empiré la qualité de vie des quartiers résidentiels en déplaçant la criminalité du centre-ville vers ces quartiers. Cette tendance doit être arrêter afin de garder les quartiers vivables.

2. Rendre notre ville prête pour l’avenir

Notre ville à une histoire de plus de 1000 ans, et a toujours su se réinventer. D’une petite forteresse perché sur le rocher du Bock, notre ville est devenue aujourd’hui un « powerhouse » européen, avec un secteur financier géant ainsi que des institutions européenne juste à côté de quartiers résidentiels et du centre ville historique.

En dépit de ce changement, notre constat est que ces dernières années, notre ville a raté le coche de se rendre prête pour l’avenir. Le temps est donc venu pour des idées nouvelles pour rendre la ville apte pour l’avenir.

Arrêter l’exode des petits commerces

Durant ces derniers mois, on a observé que de plus en plus de petits magasins locaux mettent clé sous porte. Afin d’éviter ceci dans l’avenir, nous revendiquons que lors de marchés publics « main libre » (en-dessous de 60.000€) la ville de Luxembourg a de préférence recours à des fournisseurs locaux, afin de promouvoir ainsi le commerce local.

De plus, nous proposons un « frein » au montant des baux commerciaux, afin de protéger les commerces au moment de la négociation d’un nouveau bail. Ce « frein » sera paramétré par zone, et ne permettrait pas une hausse de plus de 5%. Ce cadre nécessiterait une intervention au plan national, afin de créer le cadre légal nécessaire.

Investissements durables pour garder le budget équilibré

Afin de préserver l’équilibre budgétaire dans le futur, nous exigeons que la ville emploie ses réserves financières surtout à des investissements durables. Ces investissements seraient réalisées dans les domaines de la production d’énergie durable, du logement abordable, et des offres d’activités promouvant le vivre ensemble.

Épuiser le « plan jeunesse »

Actuellement, la ville n’utilise pas la totalité des fonds que l’État lui met à disposition dans le cadre du « plan jeunesse ». Nous nous engageons pour que davantage de projets pour les jeunes soient réalisés, afin d’utiliser pleinement ces fonds de l’État et d’offrir davantage d’activités aux jeunes.

Mobiliser les fonds de l’union européenne pour des projets innovants

Dans le cadre du FSE, Horizon 2020, AMIF, et autres cagnottes UE, nous disposons chaque années de millions de fonds de l’UE avec lesquels la ville pourrait améliorer le vivre ensemble et la qualité de vie. Nous nous engageons pour qu’un poste de coordinateur UE soit créé afin de pouvoir utiliser ces fonds
de manière optimale.

Utiliser les subsides de l’État pour la construction de logements

Tout comme pour le « plan jeunesse », le gouvernement national aide les communes aussi pour leur projets de constructions de logement. Mais ici aussi, la Ville n’utilise pas toutes les aides disponibles. Aussi voulons nous formuler des objectifs plus ambitieux pour la construction municipale de logements afin d’obtenir le maximum pour les citoyens de la ville.

Promotion de coopératives énergétiques

La ville de Luxembourg devrait activement accompagner le basculement des
énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Aussi proposons-nous que la Ville met à disposition de coopératives d’énergie locale les surfaces au-dessus
des bâtiments publics (en échange de parts dans la coopérative), et soutient ces coopératives par des réunions d’information et des formations. De cette manière, la Ville ne peut pas seulement lutter contre le changement climatique, mais en plus soutenir des groupes locaux et faire des investissements durables dans l’avenir de la Ville.

Réseaux de chauffage urbain dans les nouveaux quartiers

Au moment où de nouveaux quartiers sont planifiés, nous revendiquons que l’on y prévoie des réseaux de réseaux de chauffage urbain. De cette manière, on ne peut non seulement gagner de la place, mais aussi de l’énergie. En effet, cette manière de chauffer est plus efficace qu’une chaudière individuelle pour chacun. Bien évidemment ces réseaux utiliseront autant que possible des sources d’énergie renouvelables.

Nouveau quartier = bilan énergétique net nul

Dans les nouveaux quartiers, on entreprendra tout pour planifier ceux-ci avec un bilan énergétique net nul. Ceci signifie que l’on considère une alimentation énergétique locale et décentralisée comme au moins aussi importante qu’une bonne isolation thermique.

Attirer des emplois « CleanTech »

Par le soutien ambitieux par le secteur public de projets innovants du secteur privé, la Ville de Luxembourg attirera des emplois « CleanTech ». Ceux-ci vont de consultants en énergie solaire, jusqu’aux installateurs et institutions de recherche. C’est justement après le déménagement de l’université sur le site de Belval qu’il serait intéressant d’attirer de nouveaux chercheurs sur le territoire de la Ville.

Réaliser des « Smart (local) grids »

Aujourd’hui, nos infrastructures sont pour la plupart « bêtes ». En général, nous ne savons pas où il y a une fuite d’eau avant qu’il ne soit trop tard. Idem pour le gaz, les eaux usés, et l’électricité. Cependant, la production décentralisée d’énergie exige que les réseaux aient des capteurs pour mesurer les flux et détecter d’éventuelles fuites. Aussi revendiquons-nous que petit à petit les réseaux importants de la Ville seront équipés comme réseaux « intelligents ».

Progressivement réduire la consommation de ressources par les bâtiments publics

Nous revendiquons que soit établi pour tout bâtiment public une « comptabilité énergétique », qui met en évidence combien d’énergie est consommé par le bâtiment pendant une période donnée. Cette consommation sera alors réduite au cours des prochaines années par des assainissements, rénovation et construction neuve.

Prévoir des locaux pour les entreprises sociales

Afin de rendre possible une « autre » économie, la Ville non seulement met à disposition des locaux à des startups « ordinaires », mais aussi et surtout soutient les entreprises sociales dans leurs projets. Ceci peut se faire dans le cadre de projet existants, l’important étant qu’un quota minimal soit réservé pour des entreprises sociales.

Des espaces « Co-Working » lors des projets d’urbanisme

Là où la Ville de Luxembourg agit elle même en tant que constructeur (ou la société de construction municipale), elle prévoira une station de travail dans un espace « co-working » par 10 logements. Ainsi on évite que des logements ne soient convertis en bureaux, et simultanément on permet à des professions libérales, et aussi à des instituteurs de travailler dans un environnement professionnel si ceci s’avère nécessaire.

Un « one-stop-shop » pour les entrepreneurs

La commune devra, en coopération avec la chambre de commerce, la chambre des métiers, l’État, et des projets para-étatiques créer un guichet unique qui réunit en un endroit tous les services dont un nouvel entrepreneur a besoin. Ceci afin de permettre à davantage de personnes de réaliser leur idées dans la ville.

Attirer des congrès dans la ville

La Ville, en tant qu’actionnaire important de LuxExpo a un intérêt à attirer davantage de congrès et de foire dans la ville. La Ville n’hésitera pas de mettre en place des stands communs à des foires internationales pour promouvoir notre ville comme site idéal pour des « Meetings, Incentives, Conferences and Events ». Cette stratégie ne devra bien-sûr pas contredire la stratégie de communication nationale dans ce domaine.

Certaines écoles utiliseront le « plan de développement » afin
de permettre une meilleure intégration

Aucune école de la ville n’est semblable à une autre, toute école a ses problèmes particuliers, ses atouts particuliers, et donc toute école doit utiliser son « plan de développement » afin de promouvoir une meilleure intégration de tous les enfants de leur quartier

Des enfants dans les établissements artisanaux et
industriels

Nous sommes d’avis que les enfants devraient déjà apprendre a tout jeunes d’ou proviennent les produits, et comment fonctionne notre économie. Ceci afin qu’ils comprennent que derrière tout produit et service il y a du travail, et que rien ne provient de rien. Aussi revendiquons-nous que la visite d’établissements locaux soit intégré dans le programme de cours de chaque école.

Tout enfant doit pouvoir découvrir et inventer

Afin que les enfants puissent découvrir ce qui leur plaît le mieux, et surtout afin qu’ils puissent « être enfant », le Parti Pirate revendique que tout enfant du fondamental puisse participer au moins une fois dans sa carrière à une « classe verte » et visiter au moins un « makerspace« , afin de découvrir ainsi l’environnement, et de voir que tout un chacun a des talents

L’aménagement des quartiers aussi à l’école

Les écoles sont un endroit important pour discuter avec les enfants, et apprendre ce qui marche le mieux pour eux dans le quartier, et ce qui leur manque. Aussi revendiquons-nous qu’une fois par an, on discute au sujet de l’aménagement du quartier et que les résultats de cette discussion sont présentés au conseil communal lors d’une visite.

Davantage d’aide pour les sans-abris

La meilleure solution pour avoir moins de clochards à la rue est de les aider mieux. Ceci inclut une meilleure coordination entre les différents services, de manière à ce que l’on ne soit pas obligé, pendant l’hiver de passer 3 heures dans le froid, entre deux services d’aide. On propose aussi un service qui met à disposition des sans-abris pendant 3 mois une adresse temporaire qui leur permette d’attendre que les ministères puissent terminer les procédures pour leur octroyer caisse de santé, chômage, et d’autres aides.

3. Reprendre notre ville

C’est notre ville, et il faut qu’elle reste notre ville. Tous les citoyens de la ville doivent avoir la possibilité de participer à son aménagement et aux décisions. Le Parti Pirate a été fondé pour permettre davantage de participation citoyenne, et davantage de transparence, et c’est justement ceci que nous souhaitons maintenant apporter dans notre ville!

Un budget citoyen qui fasse 5% du budget extraordinaire

Afin que les citoyens aient réellement leur mot à dire, il faut qu’il y ait un budget pour réaliser leurs propositions. Aussi exigeons-nous que chaque année 5% du budget extraordinaire soit mis à disposition d’un « état du citoyen ». À l’aide d’outils numériques et à l’aide de réunions dans les quartiers, tout le monde pourra participer aux décisions comment dépenser cette argent.

Participation citoyenne à partir de 2,5 millions dans le budget extraordinaire

Lors de projets majeurs (qui dépassent 2,5 millions) nous revendiquons que les citoyens soient entendus, et puissent faire valoir leurs propositions dans le cadre des projets concernés. On pourrait imaginer 2 plénières par an, où ces projets seraient débattus avec les citoyens intéressés.

Créer un poste budgétaire pour la participation citoyenne

La participation citoyenne nécessite des moyens financiers, et aussi revendiquons-nous la création d’un poste au budget ordinaire qui soit explicitement consacré aux actions dans le cadre de la participation. Que ce soit des traductions, l’organisation d’événements, l’éditions de brochures, les coûts de la participation citoyenne ne doivent pas être cachés dans une multitude d’autres postes, mais leur importance doit être valorisée.

Création d’un conseil communal des jeunes

Afin que les jeunes puissent participer plus activement aux décisions et discussions concernant notre ville, nous engageons afin qu’un conseil communal jeunes soit créé pour toutes la ville et des conseils communaux pour enfants dans les quartiers. Ceci nous permet de connaître l’opinion de la génération suivante de citadins.

Des référendums communaux régulier pour des projets majeurs

Nous souhaitons que pour les projets dont le budget dépasse 5 millions d’Euros dans l’extraordinaire un referendum communal soit organisé, afin que les citoyens puissent décider si ces projets sont réellement opportuns. Lors de projets locaux, ce referendum sera limité au quartier concerné. Afin de ne pas trop compliquer l’organisation, nous proposer de regrouper les referendums de tous les projets de l’année en un seul scrutin, organisé une fois par an lors du vote du budget au conseil communal.

Tous les documents dans toutes les langues officielles

Tous les documents mis à disposition par une commune doivent l’être dans toutes les langues officielles (luxembourgeois, allemand et français), et ponctuellement dans d’autres langues. Ceci permet un accès plus facile aux documents et formulaires à tout le monde, et valorise davantage notre langue nationale.

Un meilleur soutien pour les associations sportives

La Ville de Luxembourg devrait soutenir davantage les associations sportives, sous forme d’un service de support. Ce service pourrait par exemple négocier des contrats de sponsoring collectifs pour les associations, ou offrir des aides administratives à la gestion d’une association. On s’inspirera du modèle du service d’économie rurale.

Créer des « maisons des associations » locales

Afin de supporter des associations locales, on ne devrait pas se contenter de leur offrir un dépôt dans un centre culturel ou dans une salle de sports, mais on devrait aussi mettre à leur disposition des endroits où ils pourraient établir des bureaux, où ils pourraient profiter d’un employé CAE. Ainsi les associations pourrait se rendre prêtes pour l’avenir, et décharger leurs bénévoles des tâches
administratives.

Déclarations sur l’honneur de tous les conseillers communaux sur leurs activités

À nos yeux, il serait normal, tout comme c’est déjà le cas à la Chambre des Députés et au Parlement Européen que les élus publient leurs intérêts, et expliquent aux électeurs de quelle manière ils gagnent leur argent, et quelles participations ils possèdent. Aussi revendiquons nous que tout conseiller municipal fournisse une déclaration sur l’honneur au sujet de ses activités

Adapter les horaires des séances du conseil communal de
manière à ce qu’une participation soit possible

Actuellement, le conseil communal de la Ville de Luxembourg se réunit en semaine à des heures où la plupart des gens travaillent. Dans ces cas, même un livestream n’offre pas la possibilité aux gens de suivre les débats, si le choix horaire empêche de regarder ce stream sans prendre congé au travail. Aussi revendiquons-nous que les heures des séances soient choisies de telle manière que même des citoyens ayant une activité professionnelle aient la possibilité d’y participer.

Séances des commissions publiques

Les Verts (actuellement au collège des bourgmestre et échevins) revendiquaient autrefois de rendre publiques les séances des commission, ainsi que les rapports de ces séances. Malheureusement rien n’a été réalisé dans ce sens, bien que cela aurait été une mesure significative pour assurer davantage de participation. Les pirates soutiennent cette mesure et revendiquent sa réalisation!

4 heures du citoyen par an et par quartier

Afin que le collège des bourgmestre et échevins puisse se rapprocher encore davantage des citoyens, et apprenne plus vite ou le bât blesse, nous revendiquons que tous les trimestres il soit organisé dans chaque quartier une « heure du citoyen » avec un membre du collège des bourgmestre et échevins. Ceci permettrait aux citoyens de signaler plus facilement ces soucis plutôt que de se déplacer sur la Place Guillaume dans un séance sujette à inscription préalable

Publication numérique des dossiers sujets à publication

Dans le cadre de nombreuses procédures (PAG, PAP, permis de construire, …) les dossiers sont mis à disposition afin que des citoyens intéressés puissent les consulter sur place. Malheureusement, on doit alors d’un côté s’y déplacer pendant les heures d’ouverture, et d’un autre côté ces dossiers sont souvent très volumineux. Aussi revendiquons-nous que ces dossiers soient aussi mis à disposition sous forme numérique sans formalité particulière, afin que les citoyens aient une possibilité d’examiner ces dossiers en détail.

Acte « liberté de l’information » communal

Nous revendiquons que Luxembourg-Ville s’inspire du bon exemple de Hambourg, et mette en place un acte « liberté de l’information » qui couvre tous les documents communaux, et qui permettrait ainsi aux citoyens, journalistes, et tout autre intéressé de faire des requêtes d’informations à l’administration communale, et que celle-ci soit obligée d’y répondre. Ceci permettrait que même des personnes qui n’ont pas le droit de poser des questions au bourgmestre pendant les séances du conseil communal puissent avoir accès à des informations officielles.

Un registre public des subsides

La Ville de Luxembourg octroie régulièrement des subsides à des personnes, associations et firmes. Certes, actuellement celles-ci sont publiées dans le rapport analytique, mais il n’y a pas de base de données unique où elles peuvent être localisées toutes de manière centralisée. Afin que chacun puisse se faire une idée quelles associations sont supportées avec ses impôts, nous revendiquons un registre des subsides qui les regroupe toutes.

Un vrai bilan selon les « European Public Sector Accounting
Standards« 

Notre Ville utilise toujours dans sa communication publique un budget et un bilan établi selon le système caméraliste. Ce système ne permet pas au public de voir d’un coup d’œil combien de réserves restent disponible, et quels fonds sont déjà engagés. Nous revendiquons donc que soit publié, en plus du budget selon le système caméraliste, une vrai comptabilité conforme aux « European Public Sector Accounting Standards« .

Accepter des payements en Bitcoin

En tant que capitale de la finance, cela ferait du bien à la Ville de Luxembourg si elle accepterait des moyens de paiements innovant. De nos jours, ceux-ci incluent Bitcoin, Litecoin, Ethereum ainsi que toutes autres les monnaies cryptographiques.

Redevenir maître de nos propres réseaux

Au cours des dernières années, la Ville de Luxembourg a peu à peu privatisé ses réseaux. Les Pirates sont d’avis que même si les services qui s’appuient sur un réseau peuvent être privatisés, l’infrastructure doit toutefois rester en main publique. Aussi revendiquons-nous que la Ville de Luxembourg entreprenne tout pour redevenir, à moyen terme, maître sur ses propres réseaux et câbles, et pouvoir ainsi lancer une souscription pour la fourniture de services à l’aide de cette infrastructure, ceci afin que le citoyen puisse bénéficier de la concurrence sur un marché libre, sans mettre en péril la qualité de l’infrastructure.

Établir des conseils de quartier

Afin que tous les quartiers puissent mieux s’organiser, nous revendiquons pour chaque quartier un conseil de 5 personnes à élire. Ainsi les revendication de chaque quartier pourront être représentés auprès de l’administration communale. Ces conseils ne remplaceront pas les syndicats actuels, mais les complètent pour leur offrir davantage de flexibilité et un interlocuteur direct.